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A Avignon, Marie-Agnès Gillot et Lola Lafon font preuve d’ »Irrévérences »

francetvinfo

La danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, fait tandem avec la romancière et compositrice Lola Lafon, dans le cadre des « Sujets à vif » proposés par la SACD en Avignon. Une création de 30 minutes baptisée « Irrévérence (s) » qui exalte la liberté en faisant dialoguer le corps et les mots.

Lorsque le thermomètre dépasse les 35 degrés, le jardin de la Vierge du Lycée Saint-Joseph est un havre de verdure où il fait bon se ressourcer.

Ce jour là c’est auprès d’un duo inattendu : Lola Lafon, dont le dernier roman « La petite communiste qui ne souriait jamais » a remporté un beau succès, et Marie-Agnès Gillot qui a enchainé cette année encore les ballets les plus virtuoses et trouvée le temps de faire un bébé !

Sur scène Gillot a souhaité retranscrire son quotidien de danseuse étoile, « exprimer mon réel » dit elle : les échauffements inlassablement répétés à la barre qui est symbolisée ici par un petit arbre sur lequel elle prend appui. Une vie de labeur et d’obligations « alors que nous sommes dans une ère du non effort ». 

Pour l’accompagner, Lola Lafon chante avec un joli brun de voix des chansons roumaines, russes et même du Barbara. Elle dit surtout des extraits de ses textes qui prennent une nouvelle résonnance au contact du corps extraordinairement musculeux de Gillot.

Car l’héroïne de « La petite communiste qui ne souriait jamais » est la gymnaste roumaine Nadia Comanecci, star à 14 ans des JO de 1976 : « Je me retrouve dans cet hyper conscience de l’athlète et de son corps » constate Gillot.

La complicité des deux femmes est étrange, intrigante, parfois énigmatique, comme ce moment où sur une déclamation de Lola Lafon, Gillot parade avec un fusil… composé de chaussons de danse. Référence sans doute à un ballet chinois ou au livre « La petite communiste qui ne souriait jamais ».

Refuser l’emprisonnement dans « ce que l’on devrait être », rester irrécupérable, irrévérencieuse, voilà le message de Gillot et Lafon. Un message plein de bonnes intentions, un peu redondantes pour cette jolie création d’une demi-heure, mais qui titille l’intérêt des spectateurs.

Sophie Jouve

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