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Le Monde – Nadia en équilibre

Comme une gymnaste passant de la poutre aux barres asymétriques. Avec son quatrième roman, Lola Lafon semble changer d’agrès. Une fièvre impossible à négocier, De ça je me console et Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce (Flammarion, 2003, 2007 et 2011) prenaient pour personnage des « filles de rien », tenues pour telles par la société, sœurs dans leur maladresse à être et dans leur révolte brouillonne et joyeuse. L’héroïne de La Petite Communiste qui ne souriait jamais a tout l’air d’être leur exact contraire. C’est une célébrité, d’abord : Nadia Comaneci, l’athlète roumaine qui déboula, en 1976 aux Jeux olympiques de Montréal, à 14 ans, et fit dérailler les ordinateurs en recevant la note 10 – jamais attribuée – à sept reprises. La maladresse ? Pas tout à fait le genre de cette championne de la perfection. Quant à la révolte… Nul n’aurait pensé qu’elle pouvait habiter ce « robot communiste de 40 kilos », mascotte de son pays – jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis, en 1989, quelques semaines avant la chute du régime Ceausescu. Le livre de Lola Lafon retrace sa vie jusqu’à cet exil, à mi-chemin entre le roman biographique et la rêverie : le récit des exploits de Comaneci est jalonné de conversations imaginaires entre la narratrice et son sujet, qui corrige, précise, et rudoie son interlocutrice à l’occa…

(extrait de l’article de) Raphaëlle Leyris

Source Internet : lemonde.fr

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