{"id":243,"date":"2013-03-20T16:45:47","date_gmt":"2013-03-20T15:45:47","guid":{"rendered":"http:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/?p=243"},"modified":"2013-03-20T16:45:47","modified_gmt":"2013-03-20T15:45:47","slug":"paris-bucarest","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/?p=243","title":{"rendered":"Paris Bucarest"},"content":{"rendered":"<p>Paris, ann\u00e9es 80, j\u2019ai douze ans, je rentre en France apr\u00e8s plus de sept ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 Bucarest. Au coll\u00e8ge, les \u00e9l\u00e8ves me surnomment Lola-la-rouge. On me demande avec \u00ab humour \u00bb si j\u2019ai appris trafiquer les horodateurs ou voler des portefeuilles et lorsque je porte une banale jupe \u00e0 fleurs, on \u00e9voque mon style \u00ab roumain \u00bb. Les adultes, eux, me plaignent et m\u2019imaginent dans un d\u00e9cor de film d\u2019espionnage, rues ternes aux passants gris encadr\u00e9s de militaires dans un perp\u00e9tuel vent glacial. 2003 : mon premier roman est chroniqu\u00e9 dans une c\u00e9l\u00e8bre \u00e9mission culturelle, l\u2019animateur s\u2019esclaffe : \u00ab elle ne doit pas vraiment s\u2019appeler Lola Lafon mais Popescu ! J\u2019ai lu qu\u2019elle vient de Bucarest peut-\u00eatre qu\u2019elle joue de l\u2019accord\u00e9on ? \u00bb (rires) 2012 : ravie d\u2019aller \u00e0 Bucarest \u00e0 P\u00e2ques, je l\u2019annonce \u00e0 un ami ; perplexe, il demande : \u00ab mais qu\u2019est-ce que tu vas faire l\u00e0-bas ? \u00bb<\/p>\n<p>Oui, pourquoi mes parents sont-ils all\u00e9s s\u2019installer en Roumanie ? Ces jeunes professeurs de litt\u00e9rature fran\u00e7aise, communistes \u00e0 tendance hippie, forts malheureux dans une France qu\u2019ils trouvaient triste et \u00e9triqu\u00e9e, voulaient le voir de pr\u00e8s, leur Eldorado. Tr\u00e8s vite ils ont constat\u00e9 que la Roumanie n\u2019en \u00e9tait pas un. Mais ils sont tomb\u00e9s amoureux. De la ville. Du pays tout entier. De leurs merveilleux \u00e9tudiants de l\u2019Universit\u00e9 de Bucarest. De la langue. La musique. La litt\u00e9rature. Et ils sont rest\u00e9s. Sans doute m\u2019imaginez-vous cultivant pour votre pays un amour folklorique. Pourtant, il n\u2019en est rien, mon enfance fut un peu la v\u00f4tre, bien que privil\u00e9gi\u00e9e et prot\u00e9g\u00e9e par mon statut d\u2019\u00e9trang\u00e8re: je portais des rubans rouges \u00e0 mes couettes et j\u2019arborais l\u2019uniforme de l\u2019\u00e9cole primaire du quartier, je chantais des chansons \u00e0 la gloire du socialisme et trouvais normal qu\u2019il n\u2019y ait que Sc\u00eenteia en vente, je savais que notre t\u00e9l\u00e9phone \u00e9tait sur \u00e9coute, les ami(e)s de mes parents pointaient un doigt vers le plafond quand ils venaient d\u00eener pour nous faire comprendre qu\u2019il ne fallait pas en dire trop. Les nombreux reportages consacr\u00e9s \u00e0 Ceausescu \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision me permettaient de perfectionner mon imitation de ses discours, le dimanche, je ne ratais aucune diffusion de \u00ab Lumea Copiilor \u00bb, j\u2019aimais aller \u00e0 Cocor et aussi jouer dans Cismigiu avec mes camarades de classe ; quand j\u2019\u00e9tais invit\u00e9e \u00e0 go\u00fbter chez elles, j\u2019\u00e9tais \u00ab la petite fran\u00e7aise qui est venue habiter chez nous \u00bb, un objet de curiosit\u00e9 trait\u00e9 avec grande gentillesse. Il a fallu rentrer en France. S\u2019habituer \u00e0 cet immeuble parisien dans lequel les voisins vous saluent en d\u00e9tournant le regard, sans jamais vous inviter \u00e0 boire un verre, m\u00eame au bout de dix ans. Leur peureuse prudence. Trouver ma place dans ce pays o\u00f9 l\u2019\u00e9tat recommande de manger quatre fruits et l\u00e9gumes par jour tout en faisant de Mac Do un sponsor culturel. Apprendre \u00e0 demander un renseignement \u00e0 un passant en parlant \u00e0 toute vitesse pour court circuiter sa m\u00e9fiance et \u00e9viter qu\u2019il ne se sauve avant d\u2019avoir r\u00e9pondu. Comprendre les usages de ces f\u00eates o\u00f9 tous les invit\u00e9s semblent suivre ce vieux conseil : \u00ab ne parle pas aux inconnus \u00bb. Bine ai venit ? Non, pas vraiment. Quand m\u00eame, Paris, me direz-vous, la capitale de la mode, du bon go\u00fbt\u2026Ou peut-\u00eatre : capitale de l\u2019arrogance, de la norme, du regard en coin et du jaugeage social car si le magazine ELLE adore les magasins de v\u00eatements vintage (hors de prix car tr\u00e8s tendance), pas question pour autant d\u2019avoir l\u2019air pauvre ou plut\u00f4t\u2026roumain : oui, \u00ab pull de roumain \u00bb est devenu synonyme de moche et pauvre dans de nombreux magazines. Mais m\u00eame ici, heureusement, on a des amis. Avec lesquels, promis, on se verra vite, bien s\u00fbr, \u00ab dans trois semaines, j\u2019ai un jeudi de libre, on se le cale ? \u00bb.\u00a0 Tous et toutes entrepreneurs de leur existence, ici on n\u2019a pas de temps \u00e0 perdre, on organise. L\u2019improvisation n\u2019est certes pas parisienne. A Bucarest, il semble que le temps soit pos\u00e9 l\u00e0, dispos\u00e9 \u00e0 \u00eatre v\u00e9cu : tout est pr\u00e9texte \u00e0 engager la conversation : un bus qui tarde, une pluie soudaine, une dispute dans le m\u00e9tro. On jette un regard \u00e0 son voisin, on soupire et\u2026on bavarde longuement.<\/p>\n<p>A Paris, entre autres choses, on ne plaisante pas avec la loi. Les diff\u00e9rents uniformes semblent tous investis d\u2019une mission, le contr\u00f4leur du m\u00e9tro comme la jeune femme de la caisse au mus\u00e9e Beaubourg o\u00f9 je me pr\u00e9sente un jour avec un ami ch\u00f4meur, il a donc droit \u00e0 la gratuit\u00e9. Mais s\u2019il a bien la preuve de son statut, son attestation n\u2019est pas \u00e0 jour. \u00ab Non \u00bb, nous fait la caissi\u00e8re fermement comme si l\u2019avenir du mus\u00e9e en d\u00e9pendait et qu\u2019elle en \u00e9tait la PDG, elle qui touche certainement le salaire minimum. Ne pourrait-elle pas l\u2019autoriser \u00e0 rentrer, mon ami a quand m\u00eame une attestation, je demande. \u00ab Pas question. Je ne fais que mon travail \u00bb r\u00e9pond-elle avant de menacer d\u2019appeler la s\u00e9curit\u00e9. Si cet exemple semble anodin, sa phrase, elle, ne l\u2019est pas, qui sert d\u2019explication \u00e0 ces policiers qui traquent les enfants sans papiers dans les \u00e9coles pour les conduire en centre de r\u00e9tention, allant jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9senter au procureur un b\u00e9b\u00e9 de 8 mois\u2026Le sens du devoir sans doute. Ou l\u2019obsession s\u00e9curitaire fran\u00e7aise, de droite comme de gauche. En d\u00e9pit des 20.000 cam\u00e9ras RATP et des 10 201 autres visionn\u00e9es en continu dans Paris, malgr\u00e9 27.400 placements en centre de r\u00e9tention, 77 544 gard\u00e9s \u00e0 vue en un an et 6,5 millions de personnes fich\u00e9es, 65 % de citoyens fran\u00e7ais estiment la pr\u00e9sence de la police insuffisante dans leur vie. Et pourtant, s\u2019il faut avoir peur, c\u2019est de la Police fran\u00e7aise. De 2002 \u00e0 2010, elle a fait officiellement plus de 80 morts, la plupart tu\u00e9s d\u2019une balle dans le dos, mineurs et d\u2019origine maghr\u00e9bine. Mais les fran\u00e7ais veulent \u00eatre encadr\u00e9s, prot\u00e9g\u00e9s encore et encore. Sans doute est-ce pour ceci que partout dans Paris, de grands panneaux lumineux nous apprennent que lorsqu\u2019il fait chaud, il faut boire de l\u2019eau. En hiver, ces m\u00eames annonces de la Mairie pr\u00e9viennent que le verglas, attention, \u00e7a glisse. Des panneaux apparus apr\u00e8s la canicule de l\u2019\u00e9t\u00e9 2003 o\u00f9 des dizaines de personnes \u00e2g\u00e9es moururent de soif dans leur appartement en silence, aucun voisin n\u2019avait l\u2019habitude de s\u2019inqui\u00e9ter de ces voisins fragiles\u2026 A propos d\u2019affichettes, celles qui, il y a un an, pr\u00e9venaient les usagers du m\u00e9tro parisien de la pr\u00e9sence de \u00ab roumains \u00bb (synonyme de voleur) dans les rames, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9es par un site d\u2019information et retir\u00e9es.\u00a0 Ce qui n\u2019emp\u00eache en rien les blagues anti roumaines devenues totalement banales chez ceux qu\u2019on nomme \u00e0 tort les \u00ab comiques \u00bb. D\u00e9cid\u00e9ment, l\u2019humour n\u2019est pas une sp\u00e9cialit\u00e9 fran\u00e7aise. En revanche, le sens de l\u2019absurde roumain n\u2019a pas disparu avec le communisme, cet humour grin\u00e7ant, noir et vachard toujours pr\u00eat \u00e0 moquer vos propres travers (les fran\u00e7ais, eux, moquent les travers de leurs voisins uniquement, pas les leurs) Vous protestez, vous r\u00eavez tout de m\u00eame des caf\u00e9s parisiens enfum\u00e9s ? Sachez qu\u2019\u00e0 Paris, les caf\u00e9s vous envoient fumer sur le trottoir m\u00eame lorsqu\u2019il pleut. Et dans les f\u00eates, les fumeurs se regroupent tristement \u00e0 la fen\u00eatre car le parisien ne supporte plus l\u2019odeur d\u2019une cigarette dans son appartement. Je r\u00eave, moi, qu\u2019on exporte \u00e0 Paris ces caf\u00e9s fabuleux dissimul\u00e9s dans les petites cours d\u2019anciennes maisons bourgeoises de Bucarest, o\u00f9 l\u2019on boit des carafes de limonade fra\u00eeche, abrit\u00e9s par les arbres calmes, tout en fumant une cigarette\u2026 Les arbres\u2026.Paris a, c\u2019est vrai, ses Bois de Vincennes et de Boulogne accol\u00e9s \u00e0 des quartiers cossus et aussi de jolis petits parcs. Qui ferment tous \u00e0 20 h (17H30 en hiver). La s\u00e9curit\u00e9, on vous le rappelle, la s\u00e9curit\u00e9 ! Les arbres de Bucarest, eux, surgissent au travers des toits des maisons abandonn\u00e9es et l\u2019herbe traverse les saign\u00e9es d\u2019un trottoir \u00e9ventr\u00e9, les feuillages s\u2019installent, s\u2019instaurent. Des arbres en pagaille, ormes, lilas, des ch\u00eanes, des saules, des fr\u00eanes, des peupliers et des \u00e9rables, des tilleuls et des charmes emportent l\u2019espace, concluent le temps. Et le Paris de toujours, M\u00e9nilmontant, le Paris populaire, vous enqu\u00e9rez vous ? Euh ? Vous avez trop regard\u00e9 \u00ab Am\u00e9lie Poulain \u00bb r\u00e9cemment ? Paris est devenu le terrain de jeu des bourgeois boh\u00e8mes (ou : bobos) et s\u2019ils \u00ab adooorent \u00bb les quartiers populaires, c\u2019est surtout pour y mettre fin en y installant leur nid-loft \u00e0 7000 euros le m\u00e8tre carr\u00e9, leurs boutiques bio chic et les maternelles priv\u00e9es de leurs enfants ador\u00e9s aux pr\u00e9noms moyen\u00e2geux. A Bucarest, derri\u00e8re les grandes places banalement H &amp; M-is\u00e9es-mondialis\u00e9es se r\u00e9v\u00e8lent des quartiers aux boutiques disparues du paysage parisien, ces horlogers, cordonniers, couturi\u00e8res ; l\u00e0, les maisons se serrent, toutes dissemblables, et de leurs courettes rectangulaires monte l\u2019odeur des feuilles mortes qu\u2019on br\u00fble. Les habitants battent leur tapis dehors et des enfants jouent sur le trottoir. Quoi ? Mais c\u2019est interdit de secouer son tapis \u00e0 la fen\u00eatre \u00e0 Paris et les enfants ne jouent pas dehors, ils sont surveill\u00e9s en permanence (la s\u00e9curit\u00e9, vous vous souvenez ?)<\/p>\n<p>Vous vous plaignez des chauss\u00e9es de Bucarest, toujours en travaux ? C\u2019est vrai, Bucarest ne dissimule rien de ses failles, quand l\u2019arrogance parisienne, elle, commande que tout \u00ab pr\u00e9sente bien \u00bb. A Paris, les c\u00e2bles, on les enterre, les fa\u00e7ades on les ravale, les chauss\u00e9es sont lisses et b\u00e9tonn\u00e9es de frais ; \u00e0 Bucarest, au passage des trams, des amas de c\u00e2bles myst\u00e9rieux emm\u00eal\u00e9s fr\u00e9missent doucement pr\u00e8s du ciel. Sur un des ponts surplombant la D\u00eembovi\u0163a, la rambarde est \u00e9croul\u00e9e sur un m\u00e8tre sans que ce d\u00e9faut ne soit signal\u00e9 aux passants, on ne pr\u00e9sume pas ici de la fragilit\u00e9 des citoyens et les trous b\u00e9ants d\u2019asphalte \u00e9miett\u00e9e forment des crat\u00e8res que les passants \u00e9vitent sans cesser de parler au t\u00e9l\u00e9phone. Paris est raisonnable et quadrill\u00e9 comme un plan militaire, Bucarest est ind\u00e9cise et tourment\u00e9e comme son pass\u00e9 trouble, qui comporte toujours des versions multiples et enchev\u00eatr\u00e9es de la v\u00e9rit\u00e9 historique. Encore des c\u00e2bles apparents, ces doutes parfois douloureux, ce beau d\u00e9sordre de vos vies\u2026 J\u2019\u00e9viterais de vous parler de votre musique, votre cin\u00e9ma, votre litt\u00e9rature, votre mus\u00e9e d\u2019art moderne, du syst\u00e8me g\u00e9nial des \u00ab okazie \u00bb pour se d\u00e9placer partout dans le pays et des covrigi vendus \u00e0 chaque coin de rue (peut on les exporter \u00e0 Paris aussi, s\u2019il vous pla\u00eet ?) de crainte d\u2019\u00eatre envahie de ce \u00ab dor \u00bb qui ne passe pas. Et pour vous encourager \u00e0 venir quand m\u00eame \u00e0 Paris, j\u2019ajouterai que lire Pariscope m\u2019\u00e9merveille encore, avec ces dizaines de cin\u00e9mas d\u2019art et essai \u00e0 la programmation pointue, sans oublier mon plaisir \u00e0 d\u00e9passer les voitures en V\u00e9lib ( traverser Bucarest en v\u00e9lo me semble un peu suicidaire, en revanche ) et aller de Ch\u00e2teau Rouge, le quartier africain, jusqu\u2019\u00e0 Strasbourg Saint Denis o\u00f9 les \u00e9piceries balkaniques c\u00f4toient les bars kurdes et les cantines sri-lankaises. Lors d\u2019une f\u00eate \u00e0 laquelle j\u2019\u00e9tais convi\u00e9e au printemps dernier \u00e0 Bucarest, apr\u00e8s une \u00e9ni\u00e8me explication de mon parcours d\u2019Est en Ouest, une fille s\u2019est \u00e9tonn\u00e9e : \u00ab mais dans un sens tu es un peu roumaine\u2026finalement, qu\u2019est-ce que tu fais \u00e0 Paris ? \u00bb Bonne question.<\/p>\n<p><a title=\"http:\/\/www.criticatac.ro\/21843\/intre-micul-marele-paris\/\" href=\"http:\/\/www.criticatac.ro\/21843\/intre-micul-marele-paris\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.criticatac.ro\/21843\/intre-micul-marele-paris\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article. Paru le 20 mars 2013 dans la revue roumaine CRITICATAC. <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/?p=243\">Afficher<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":248,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/243"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=243"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/243\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/248"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}