{"id":218,"date":"2007-12-01T01:21:30","date_gmt":"2007-12-01T00:21:30","guid":{"rendered":"http:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/?p=218"},"modified":"2015-06-03T10:59:45","modified_gmt":"2015-06-03T09:59:45","slug":"declaration-dindescendance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/?p=218","title":{"rendered":"D\u00e9claration d&rsquo;indescendance"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-207 alignleft\" alt=\"libe-logo\" src=\"http:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/libe-logo1.jpg\" width=\"67\" height=\"106\" srcset=\"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/libe-logo1.jpg 111w, https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/libe-logo1-94x150.jpg 94w\" sizes=\"(max-width: 67px) 100vw, 67px\" \/>Article paru le 1 d\u00e9cembre 2007, dans Lib\u00e9ration.<\/p>\n<h2>La semaine de Lola Lafon<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<h3>Samedi Rappeler \u00e0 Dieu les corps pass\u00e9s par la fen\u00eatre<\/h3>\n<p>Ce matin, je me r\u00e9veille inconsolable d&rsquo;avoir grandi, comme un deuil \u00e0 faire de soi-m\u00eame. C&rsquo;est peut-\u00eatre l&rsquo;accumulation de toutes ces fins, ces mouvements arr\u00eat\u00e9s : la fin d&rsquo;un d\u00e9but de mouvement social (ou est-ce une pause ?), la mort de B\u00e9jart et les photos de Barbara, partout, le bras lev\u00e9 doucement le long de son cou d\u00e9gag\u00e9, la t\u00eate pench\u00e9e vers le micro. Quel \u00e9chec la mort pour un danseur. Quelle erreur. Adolescente, j&rsquo;avais barr\u00e9 les murs de ma chambre d&rsquo;une affiche qui disait : <i>\u00abI&rsquo;d rather be dancing\u00bb<\/i><i>[Je pr\u00e9f\u00e9rerais \u00eatre en train de danser].<\/i> Danser, travailler infiniment son en dehors, rester en dehors surtout, de tout \u00e7a. Dans le \u00abcarnet du jour\u00bb du <i>Figaro<\/i> que je lis pour la premi\u00e8re fois, il y a de quoi ne pas s&rsquo;ennuyer ce week-end : le rendez-vous des \u00abcr\u00e9ateurs d&#8217;emploi\u00bb, une vente de charit\u00e9 \u00e0 Sainte-Croix de je ne sais quoi, et un d\u00e9bat essentiel : <i>\u00abAu XXIe\u00a0si\u00e8cle, est-il encore permis de vivre ?\u00bb,<\/i> question qu&rsquo;on est en droit de se poser en France, vu le nombre de corps qui ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 passer par la fen\u00eatre \u00e0 la simple id\u00e9e d&rsquo;une visite de la police fran\u00e7aise. Mais, pour le <i>Figaro<\/i>, il n&rsquo;est pas question de ces vies-l\u00e0, juste d&rsquo;un congr\u00e8s de<i> \u00abLaissez-les-Vivre SOS futures m\u00e8res\u00bb,<\/i> (mouvement <i>\u00abpro-vie\u00bb<\/i> qui, aux Etats-Unis, ex\u00e9cute les m\u00e9decins pratiquant les avortements) Dans le <i>Figaro<\/i>, toujours, quand on meurt, on est <i>\u00abrappel\u00e9 \u00e0 Dieu\u00bb<\/i>. B\u00e9jart, lui, a consacr\u00e9 un ballet \u00e0 Nijinski, qu&rsquo;il appelait le <i>\u00abclown de Dieu\u00bb,<\/i> Nijinski qui affirmait : <i>\u00abJe suis un homme bondissant et pas un homme assis. J&rsquo;ai d&rsquo;autres habitudes que celles du Christ. Il aimait \u00eatre assis. Moi, j&rsquo;aime danser.\u00bb<\/i> C&rsquo;est, para\u00eet-il, la \u00abjourn\u00e9e sans achat\u00bb. Alors, <i>\u00absi tu veux avoir une vie, vole-la !\u00bb <\/i>(Lou Andreas Salom\u00e9), sera mon conseil du jour.<\/p>\n<h3>Dimanche Les auteurs de cet acte<\/h3>\n<p>Dimanche banal dans les rues de Paris. Les poussettes tout-terrain aux roues charnues avalent les trottoirs. On fait patiemment la queue devant des boulangeries r\u00e9put\u00e9es pour y acheter des confitures \u00e9quitables, \u00e0 nos pieds des personnes nous tendent la main, assis sur leurs valises. Devant un caf\u00e9, une trentenaire \u00e9voque \u00e0 son amie le concert de Mika ; elle se tr\u00e9mousse, l\u00e8ve maladroitement les bras en l&rsquo;air en faisant <i>\u00abhin, hin\u00bb<\/i> : <i>\u00abJe l&rsquo;aime parce que TOUT est positif, chez lui, tu vois ! C&rsquo;est GAI !!\u00bb<\/i> Deux rues avant d&rsquo;y \u00eatre, on entend d\u00e9j\u00e0 sa voix : une femme chante rue de la Banque, chez les <i>\u00abmal-log\u00e9s\u00bb<\/i>. Les tentes, les b\u00e2ches bleu marine balisent le trottoir. Le micro passe de femme en femme, cet apr\u00e8s-midi, on f\u00eate en musique les quatre b\u00e9b\u00e9s n\u00e9s r\u00e9cemment \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. Coll\u00e9e \u00e0 une des fen\u00eatres de l&rsquo;immeuble, cette affiche : <i>\u00abIci, 250\u00a0familles sans logis en lutte depuis le 3\u00a0octobre pour un logement. Nous sommes en situation r\u00e9guli\u00e8re, fran\u00e7ais, nous avons un travail pay\u00e9 au lance-pierres.\u00bb<\/i> A cet endroit, l&rsquo;affiche est chevauch\u00e9e par une autre similaire, qui lui fait \u00e9cho : <i>\u00ab. au lance-pierres, au lance-pierres.\u00bb <\/i>A l&rsquo;int\u00e9rieur de la Bourse, en face, 200\u00a0auteurs d\u00e9dicacent et vendent leurs livres. C&rsquo;est la F\u00eate du Livre organis\u00e9e par le <i>Figaro Magazine <\/i>(encore !). Ce dimanche, la litt\u00e9rature fran\u00e7aise est bien \u00e0 sa place, dans le Palais Brongniart, derri\u00e8re des doubles vitrages soigneusement clos pour ne pas que les chants des mal log\u00e9s viennent d\u00e9ranger les d\u00e9dicaces. Quelques uniformes devant ladite f\u00eate conseillent aux auteurs de garer leurs voitures plus loin et ajoutent : <i>\u00abMerci de votre collaboration, monsieur.\u00bb<\/i> Les flics ont vraiment le mot juste, quand ils ne le font pas expr\u00e8s.<\/p>\n<h3>Lundi En route !<\/h3>\n<p>On boit un caf\u00e9 avec des amis, et voil\u00e0 qu&rsquo;ils annoncent avec un petit sourire s\u00e9rieux et niais :<i> \u00abOn va mettre un b\u00e9b\u00e9 en route.\u00bb <\/i>Ces mots nous kidnappent, nous jettent dans un lit moite et inconnu entre eux deux, nous voil\u00e0 t\u00e9moins de leur essai de production humaine. Et il faudra commenter leur nouveau \u00abprojet\u00bb comme on a comment\u00e9 leur voyage en Inde l&rsquo;\u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dent. Chaque fois qu&rsquo;on se recroisera, le projet sera d\u00e9taill\u00e9 et r\u00e9\u00e9valu\u00e9 avec les d\u00e9ceptions, \u00abtoujours rien\u00bb (et dans ces cas-l\u00e0, la femme soupirera, pr\u00e9occup\u00e9e, et son partenaire de projet baissera la t\u00eate, coupable du toujours rien). L&rsquo;amour producteur efficace, plein d&rsquo;autoroutes de b\u00e9b\u00e9s fabriqu\u00e9s consciencieusement, les corps \u00e9tal\u00e9s, le Paris-Plage du couple, si on peut m&rsquo;\u00e9pargner, merci. Juste raconter si vous \u00eates amoureux, \u00e9lectriques d&rsquo;envies, d\u00e9sirants, malheureux, exalt\u00e9s ou en col\u00e8re. L&rsquo;amour ne produit pas autre chose que des extraits d&rsquo;\u00e9tincelles inoubliables, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 vraiment bien.<\/p>\n<h3>mardi Morts pour rien<\/h3>\n<p>Dimanche \u00e0 Villiers-le-Bel, deux jeunes gar\u00e7ons meurent apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 percut\u00e9s par une voiture de police. Depuis, comme pendant les gr\u00e8ves o\u00f9 on n&rsquo;y entendait que des t\u00e9moignages d&rsquo;<i>\u00abotages exasp\u00e9r\u00e9s\u00bb,<\/i> sur France Info, les analyses se succ\u00e8dent. Quelle <i>\u00abmauvaise col\u00e8re\u00bb<\/i> que celle de ces jeunes, quelles \u00e9meutes \u00ab<i>absurdes\u00bb.<\/i> Ainsi, il y aurait une <i>\u00absaine\u00bb<\/i> col\u00e8re (o\u00f9 on ne casse rien ?). Il y aurait \u00e9galement des \u00e9meutes <i>\u00absens\u00e9es\u00bb,<\/i> dont les \u00e9meutes de banlieue ne font apparemment jamais partie. Les \u00e9meutes correctes sont au mus\u00e9e de la R\u00e9volution, ce mus\u00e9e plut\u00f4t bien blanc. De tr\u00e8s bonnes \u00e2mes assurent que chacun, dans ce pays, a des droits \u00e9gaux et que <i>\u00abtoute la lumi\u00e8re sera faite sur cette affaire\u00bb.<\/i> Je pense \u00e0 cette phrase de l&rsquo;\u00e9crivaine anglaise Helen Zahavi : <i>\u00abLes droits sont une illusion. Les droits n&rsquo;existent pas. Vous poss\u00e9dez uniquement ce que vous pouvez d\u00e9fendre et si vous ne pouvez pas le d\u00e9fendre, vous ne le poss\u00e9dez pas.\u00bb<\/i><\/p>\n<p>P.S. : Quel malaise, cette minute de silence pour les femmes mortes sous les coups, dimanche (journ\u00e9e contre les violences faites aux femmes), quand la plupart des victimes se taisent, emmur\u00e9es des ann\u00e9es.<\/p>\n<h3>Mercredi Mon pull qui gratte<\/h3>\n<p>Depuis hier, une petite phrase laide lue dans le <i>Parisien <\/i>me reste dans la gorge. Un des amis de B\u00e9nabar, commentant son style vestimentaire : <i>\u00abOn a connu son style pourri, son style roumain avec des pulls qui grattent. Maintenant on le tanne d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il est pass\u00e9 au classique, au pas de faute.\u00bb <\/i>Ainsi, le <i>\u00absans faute\u00bb,<\/i> la classe bien fran\u00e7aise, s&rsquo;oppose aux tissus qui <i>\u00abgrattent\u00bb<\/i> de l&rsquo;Est, avec <i>\u00abroumain\u00bb<\/i> en synonyme de faute de go\u00fbt de pauvres. Souvent, quand je dis que j&rsquo;ai v\u00e9cu toute mon enfance en Roumanie, on me demande avec un clin d&rsquo;oeil si je sais trafiquer les horodateurs. C&rsquo;est \u00e9l\u00e9gant. La mis\u00e8re a ses d\u00e9tails comme la mode a ses <i>\u00abindispensables\u00bb. \u00abMessieurs, Dames,. un euro., une tr\u00e8s bonne soir\u00e9e.\u00bb <\/i>F\u00e9briles, des hommes et des femmes se succ\u00e8dent devant nous, dans le m\u00e9tro, dans la rue. Nous notons. Nous sommes ces casting directeurs de la mis\u00e8re, nous sommes ces spectateurs las, sceptiques, exigeants et blas\u00e9s. Les chaussures sont-elles vraiment us\u00e9es ? Et les dents ? Et ce blouson ? Celui-ci est-il cr\u00e9dible, sa pr\u00e9carit\u00e9 est-elle convaincante ? Sont-ils v\u00e9ritablement pauvres, assez pauvres pour m\u00e9riter nos centimes d&rsquo;euros ? P.S. : N&rsquo;ayant pas de t\u00e9l\u00e9, c&rsquo;est avec retard que je tombe sur les propos de Brice Hortefeux dans <i>Capital.<\/i> Question : \u00ab<i>Y aura-t-il toujours des sans papiers sur le territoire fran\u00e7ais ?\u00bb <\/i>Hortefeux :<i> \u00abSi vous r\u00eavez d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 id\u00e9ale dans laquelle il n&rsquo;y aurait que des citoyens honn\u00eates, propres [.], la v\u00e9rit\u00e9 c&rsquo;est que c&rsquo;est un combat permanent.\u00bb <\/i>Le FN devrait demander des droits d&rsquo;auteur \u00e0 ce gouvernement.<\/p>\n<h3>Jeudi Fouiller le vivant<\/h3>\n<p>Hier soir, Dominique A. en concert. Il chante parce que les mots ne peuvent pas tout dire, il chante comme on alerte, sa voix a la douceur d&rsquo;un sourire, de sa musique, il fait un vertige sauvage. Il m&rsquo;a \u00e9crit une chanson pour l&rsquo;album \u00e0 venir. On regrette souvent ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas dit \u00e0 quelqu&rsquo;un, un geste qu&rsquo;on n&rsquo;a pas eu. Cette chanson est le geste, le mot que je n&rsquo;ai pas su avoir, parfois. Alors je remercie infiniment Dominique A. Comme chaque matin, \u00e9crire. Ouvrir grand les bras quand les mots frappent au coeur, fouiller le vivant. Ecrire pour ne pas \u00eatre renvers\u00e9e par le reste. Ecrire cette peur qui nous tient, \u00e0 avoir autant peur de mourir que de vivre presque morts. Certains jours, les <i>\u00abpersonnages\u00bb <\/i>rechignent \u00e0 \u00eatre (d) \u00e9crits et me laissent seule face \u00e0 l&rsquo;ordinateur, tristement col\u00e9rique. Et puis, ils me reviennent, mot \u00e0 mot, c&rsquo;est une r\u00e9conciliation douce. Je note dans mon portable, quand le papier est hors de port\u00e9e, ce que je ne veux pas oublier. Avant de me coucher, ce soir, mon portable m&rsquo;annonce\u00a0en clignotant : <i>\u00abMASCARA EPITAPHE\u00bb<\/i>. Le premier est \u00e0 ne pas oublier d&rsquo;acheter demain, et <i>\u00ab\u00e9pitaphe\u00bb <\/i>servira au refrain de ma prochaine chanson. Bonne nuit.<\/p>\n<h3>Vendredi Allons enfants\u00a0 de l&rsquo;apatride<\/h3>\n<p>Il est de retour de Chine et \u00e9ructe sa jouissance interminable du coup de rein en force : <i>\u00abvoyoucratie\/enrag\u00e9s\/voyous\/empoisonner la vie\/proc\u00e8s assises\/criminels\/pedigree judiciaire\u00bb.<\/i> En ces temps d&rsquo;hyst\u00e9rie identitaire, je ferais bien circuler une <i>\u00abD\u00e9claration d&rsquo;indescendance\u00bb.<\/i> On y d\u00e9clarerait ne vouloir descendre de rien ni de personne. On se r\u00e9jouirait d&rsquo;\u00eatre les enfants des mots, des id\u00e9es qui nous tiennent chaud, celles qu&rsquo;on invente.\u00a0On lirait Guyotat : <i>\u00abLa r\u00e9duction de l&rsquo;affect \u00e0 la petite zone humaine qu&rsquo;est la famille, et encore pire, apr\u00e8s, au couple, est quelque chose de terrifiant pour moi. On devrait pouvoir vivre avec l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re.\u00bb<\/i><\/p>\n<p>A bient\u00f4t, Lola.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article paru le 1 d\u00e9cembre 2007, dans Lib\u00e9ration. <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/?p=218\">Afficher<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":207,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/218"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=218"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/218\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":343,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/218\/revisions\/343"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=218"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=218"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lolalafon.toile-libre.org\/main\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=218"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}